L'origine du nom du village vient du célèbre Martin de Tours, soldat romain, devenu moine et évêque au milieu du 4 ème siècle. Il évangélisa une partie de la Gaule et créa les premiers monastères cénobitiques. Le mot "Brômes" viendrait d'une valeur oro ou hydro nomique en raison de la position du village, situé au pied d'un promontoire rocheux à la confluence du Colostre et du Pontet. Le sous-sol de Saint-Martin a livré des traces d'une occupation ancienne, mais le village n'a dû se mettre en place qu'à partir de la fin du Haut Moyen-Age si l'on en croit les textes anciens. Saint-Martin possède un riche patrimoine digne d'intérêt : tour de l'horloge du 14e siècle, église paroissiale 12e, vieilles maisons, sites archéologiques... A la suite de la découverte fortuite de deux sépultures gallo-romaines en avril 1972, lors des travaux d'aménagement de la route départementale 952, la commune s'est dotée d'un musée installé au rez-de-chaussée de la tour. Le 5 mai 1987 à la suite de la demande du Conseil Municipal, a été créée une réserve naturelle volontaire géologique. Il s'agit de la seule RNV de la région PACA concernant la géologie. Elle occupe une superficie totale de 6 ha 38 a 20 ca et concerne les parcelles 706 section A et 504 section au lieu-dit Buffe-Arnaud. Le site correspond à une barre de calcaire aux niveaux fossilifères de l'Hauterivien inférieur (crétacé inférieur) ayant livré une faune diversifiée de céphalopodes, lamellibranches et d'échinodermes. Ces fossiles en majorité des ammonites sont de grande taille. La RNV agréée est soumise à une réglementation : on ne peut détruire ou modifier l'aspect des lieux ; les activités de recherches minières sont interdites et on ne peut ramasser les fossiles naturellement dégagés par l'érosion. Dans les années 70, un peintre-sculpteur Enrico Campagnola (1901-1983) s'installa à Saint-Martin-de Brômes. Village typiquement provençal, sa grande place aux platanes offre un lieu propice aux rencontres et aux jeux des enfants. Cette place appelée actuellement : place de la libération, en référence à la seconde guerre mondiale, se nommait jadis place de l'hôpital. Au fil des rues et ruelles, vous découvrirez de nombreux linteaux sculptés et millésimés, dans la Grand Rue ou la rue des Brégançons. Certains monolithiques sont en forme d'arc accolade et peuvent dater du bas Moyen-Age. Au détour d'une ruelle vous découvrirez une fenêtre à meneaux ou des linteaux au décor étonnant. Une maison possède aussi une très belle baie géminée à colonne au chapiteau à décor de feuillage qui peut dater du 12e siècle.
gîte du Payanet
 La tour de l'horloge | La tour de l'horloge se dresse à l'extrémité sud de la colline du Castelleras, en face l'église paroissiale. Construite en appareil de bossage, elle mesure 23m50 de haut. Elle est dans son aspect général nettement défensive avec au sommet des mâchicoulis sur arcs reposant sur des corbeaux en quarts-de-rond superposés. C'est à tort qu'on l'attribue depuis le 19e siècle aux Templiers car il s'agirait plutôt d'une tour construite au 14e siècle par le seigneur de Saint-Martin-de-Brômes : Boniface de Castellane. La famille De Castellane a été seigneur de Saint-Martin-de-Brômes du 13e siècle au 18e, avant de laisser la place à la famille Payan. Elle servait à l'origine de tour de guet et d'entrepôt pour l'impôt seigneurial. Dans le courant du 19e siècle, elle a été percée de fenêtres et transformée en pigeonnier ; en attestent les nombreux boulins (nids de pigeons), avant de devenir la tour supportant l'horloge. Enfin, depuis 1972, elle abrite le Musée Gallo-Romain. Au sommet se dresse un campanile en fer forgé soutenant la cloche de l'horloge, millésimée 1866. Ce campanile du 19e siècle permet de lutter contre les incendies causés par l'effet combiné du vent et de la chaleur en Provence. Typiques de notre région, les campaniles tirent leur origine de la campanule dont ils se sont inspirés. Depuis le 11 janvier 1921, elle est classée Monument Historique et est reconnue comme le plus bel ouvrage d'architecture militaire de Haute-Provence. Vous découvrirez à ses pieds l'admirable panorama des toits du village ; il n'est pas possible d'accéder dans les étages de la tour. |
|  L'église paroissiale | L'église paroissiale placée sous le vocable de Saint-Martin, a connu deux grandes périodes de construction qui donnent à l'édifice un charme étonnant. La nef centrale datée du 12e siècle, est voûtée en berceau très légèrement brisé, divisée en trois travées par des arcades aveugles à doubles rouleaux. Elle se termine dans le chevet par une voûte en cul-de-four. Nous reconnaissons dans cette architecture l'art roman méridional. Au 14e siècle un collatéral voûté sur croisée d'ogives est aménagé du côté sud, ainsi que la chapelle de Saint-Martin sur le côté nord. Cette chapelle termine le transept de l'église offrant ainsi un plan en croix latine. L'église est coiffée d'un clocher pyramidal en pierres, du plus bel effet. Saint-Martin était au 11e siècle un prieuré dépendant de la puissante abbaye de Saint-Victor de Marseille. Un acte daté de 1042 mentionne ce legs des seigneurs locaux aux moines. Elle est inscrite à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques et l'écrivain manosquin Jean Giono y maria sa fille. A la fin du 19e siècle un artiste local Esprit Michel Gibelin (Marseille-1852/Gréoux-les-Bains-1909) réalise une série de grandes peintures sur toile qui s'adapte parfaitement au cadre architectural en épousant la forme des arcades aveugles de la nef centrale et du collatéral. Le travail de cet artiste est en tout point de vue ici remarquable et ne manque pas de toucher le visiteur. Le sujet de ces toiles montrent des épisodes célèbres de la vie de Martin de Tours (Panonie (Hongrie)316-France 397) soldat romain convertit au christianisme au 4e siècle, devenu moine, puis évêque de la ville de Tours. L'église peut se visiter toute l'année sur rendez-vous auprès de la mairie au 04.92.78.02.02 ou en période estivale entre le 2 mai et le 15 septembre (y compris pour les journées du patrimoine) tous les jours sauf le lundi et jours fériés de 15h00 à 19h00. |
|  La fontaine | Sur une petite place, jadis la principale du village, où se trouvaient les cafés, la mairie et autres commerces, est implantée la grande fontaine datée de 1845. Cette fontaine à bulbe est recouverte d'une épaisse cape moussue qui lui confère son originalité. Elle alimente par un caniveau qui conduit l'eau en aérien, un lavoir, situé plus bas, et construit dans les années 20. Il n'est pas rare d'assister aujourd'hui encore à des bugades. Des barres de bois contre le mur permettent de faire égoutter le linge. Saint-Martin possède une autre fontaine de type adossée, située dans la Grand Rue. C'est une fontaine de quartier, la borne monolithique porte la date de 1902. |
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